Bibliographie du cours sur la culture (CPES)

I. L’homme est-il un animal comme les autres ?
Sur l’animalité :

Michel de Montaigne, Essais, Livre II, ch. 12, « Apologie de Raimond Sebond », 1580
R. Descartes, Lettre au Marquis de Newcastle, 23 Nov. 1646
P. Singer, Libération animale, 1975

Collectif, Qui sont les animaux ? Folio
E. de Fontenay, Le Silence des bêtes
Conférence de Didier Guimbail : Les animaux ont-ils des droits ?

Ouvrages qui défendent la proximité de l’homme et de l’animal :
M. de Pracontal, L’école des suricates. A la découverte des cultures animales.
F. de Waal, Primates et philosophes
F. de Waal, Sommes-nous trop « bêtes » pour comprendre l’intelligence des animaux ?
W. Kymlicka, Zoopolis. Une théorie politique des droits des animaux.

Pour une critique de cette identification de l’homme aux autres animaux :
M. Sahlins, Critique de la sociobiologie
Une conférence de Francis Wolff : A propos de l’animalisme contemporain

Sur le rapport à la nature et l’écologie :

D. Bourg, La pensée écologique. Une anthologie
A. Debourdeau, Les grands textes fondateurs de l’écologie
C. et R. Larrère, Du bon usage de la nature. Pour une philosophie de l’environnement
H. Jonas, Le principe responsabilité
J. Grange, Pour une philosophie de l’écologie
F. Burbage, La nature, GF Corpus
F. Burbage, Philosophie du développement durable, PUF philosophies

II. La diversité des cultures

Pour découvrir l’anthropologie : R. Deliège, Une histoire de l’anthropologie

Etudes éthnographiques :

C. Lévi-Strauss, Tristes Tropiques
P. Clastres, Chronique des Indiens Guayaki
P. Descola, Les Lances du crépuscule
M. Godelier, La Production des grands hommes

Textes théoriques :

C. Lévi-Strauss, Race et histoire
C. Lévi-Strauss, Race et culture
P. Clastres, La Société contre l’État
M. Salhins, Âge de pierre, âge d’abondance
J. Diamond, De l’inégalité parmi les sociétés
P. Descola, Par-delà nature et culture

III. L’idée de civilisation

J.-J. Rousseau, Discours sur les sciences et les arts, 1750
S. Freud, Le Malaise dans la culture, 1930, GF
N. Elias, La Civilisation des mœurs, 1939
N. Elias, La dynamique de l’Occident

Bibliographie du cours sur l’art (CPES)

N’oubliez pas qu’il convient avant tout de vous familiariser avec les œuvres elles-mêmes, en parcourant les musées ou en vous procurant des livres d’art, qui reproduisent les œuvres d’un artiste, d’une époque… Je n’en inclus pas dans la bibliographie, vous choisirez selon vos goûts. Vous pouvez aussi trouver de nombreuses reproductions sur internet, sur les sites des musées par exemple (pour les principaux musées français : Images d’art), sur Google Arts ou encore sur la Web Gallery of Arts.

1. Introductions et histoires générales de l’art :

Continuer la lecture de Bibliographie du cours sur l’art (CPES)

L’homme et l’animal

Arte consacre un ensemble d’émissions au thème que nous avons traité. Elles sont visibles ici : http://www.arte.tv/guide/fr/playlists#collection/RC-013862/ARTETV

La première concerne la question du statut juridique des animaux : Ont-ils des droits ?

Je vous conseille particulièrement ce documentaire éloquent sur la manière dont sont utilisées et même créées les vaches : http://www.arte.tv/guide/fr/062229-000-A/et-l-homme-crea-la-vache

Un cours sur le Gorgias

Platon gorgiasVoici un lien vers un cours sur le Gorgias : http://pierre.campion2.free.fr/mornejgorgias.htm

Il s’agit d’un cours de Madame Jacqueline Morne.

Je vous encourage à le lire en comparant avec ce que nous avons vu en classe. Pensez aussi à regarder les annexes !

J’en profite pour vous conseiller de manière générale le site de Pierre Campion, qui propose des articles et des cours de très bonne qualité. Outre ses propres travaux, Pierre Campion héberge sur son site de nombreux textes d’autres professeurs et chercheurs.  Enfin, vous y trouverez beaucoup de ressources concernant la littérature.

Texte de Hegel sur le travail

C’est par le moyen du travail que la conscience vient à soi-même. Dans le moment qui correspond au désir dans la conscience du maître, ce qui paraît échoir à la conscience servante, c’est le côté inessentiel, puisque la chose maintient son indépendance au lieu d’être objet de jouissance. Le désir s’est réservé à lui-même la pure négation de l’objet et ainsi le pur sentiment de soi-même. Continuer la lecture de Texte de Hegel sur le travail

Révisions avec France culture

Voici le lien vers la page qui présente la liste des émissions consacrées aux révisions cette année :

http://www.franceculture.fr/2016-01-11-histoire-philo-sciences-revisez-le-bac-blanc-2016

Voici les liens vers les émissions de l’an dernier pour la philosophie :

Commentaire d’un texte de Karl Marx

Dissertation : Un interprète peut-il être génial ?

Commentaire du texte de Blaise Pascal : « Qu’est-ce que le moi ? » tiré des Pensées

Dissertation : Serions-nous plus heureux si nous n’étions pas conscients ?

Une analyse freudienne

Un jeune officier en permission me prie de me charger du traitement de sa belle-mère qui, quoique vivant dans des conditions on ne peut plus heureuses, empoisonne son existence et l’existence de tous les siens par une idée absurde. Je me trouve en présence d’une dame âgée de 53 ans, bien conservée, d’un abord aimable et simple. Elle me raconte volontiers l’histoire suivante. Elle vit très heureuse à la campagne avec son mari qui dirige une grande usine. Elle n’a qu’à se louer des égards et prévenances que son mari a pour elle. Ils ont fait un mariage d’amour il y a 30 ans et, depuis le jour du mariage, nulle discorde, aucun motif de jalousie ne sont venus troubler la paix du ménage. Ses deux enfants sont bien mariés et son mari, voulant remplir ses devoirs de chef de famille jusqu’au bout, ne consent pas encore à se retirer des affaires. Un fait incroyable, à elle-même incompréhensible, s’est produit il y a un an : elle n’hésita pas à ajouter foi à une lettre anonyme qui accusait son excellent mari de relations amoureuses avec une jeune fille. Depuis qu’elle a reçu cette lettre, son bonheur est brisé. Continuer la lecture de Une analyse freudienne

Rousseau : Malheur à qui n’a plus rien à désirer !

Malheur à qui n’a plus rien à désirer ! il perd pour ainsi dire tout ce qu’il possède. On jouit moins de ce qu‘on obtient que de ce qu’on espère, et l’on n’est heureux qu’avant d’être heureux. En effet, l’homme avide et borné, fait pour tout vouloir et peu obtenir, a reçu du ciel une force consolante qui rapproche de lui tout ce qu’il désire, qui le soumet à son imagination, qui le lui rend présent et sensible, qui le lui livre en quelque sorte, et pour lui rendre cette imaginaire propriété plus douce, le modifie au gré de sa passion. Mais tout ce prestige disparaît devant l’objet même ; rien n’embellit plus cet objet aux yeux du possesseur ; on ne se figure point ce qu’on voit ; l’imagination ne pare plus rien de ce qu’on possède, l’illusion cesse où commence la jouissance. Le pays des chimères est en ce monde le seul digne d’être habité et tel est le néant des choses humaines, qu’hors l’Être existant par lui-même, il n’y a rien de beau que ce qui n’est pas.

J.-J. Rousseau, Julie ou La nouvelle Héloïse, 1761, VI° Partie, Lettre VIII

Tocqueville : opinion et société

Alexis_de_tocqueville_croppedSi chacun entreprenait lui-même de former toutes ses opinions et de poursuivre isolément la vérité dans des chemins frayés par lui seul, il n’est pas probable qu’un grand nombre d’hommes dût jamais se réunir dans aucune croyance commune. Or, il est facile de voir qu’il n’y a pas de société qui puisse prospérer sans croyan­ces semblables car, sans idées commu­nes, il n’y a pas d’action commune, et, sans action commune, il existe encore des hom­mes, mais non un corps social. Pour qu’il y ait société, et pour que cette société prospère, il faut donc que tous les esprits des citoyens soient toujours rassemblés et tenus ensemble par quelques idées principales ; et cela ne saurait être, à moins que chacun d’eux ne vienne quelquefois puiser ses opinions à une même source et ne consente à recevoir un certain nombre de croyances toutes faites. […] Continuer la lecture de Tocqueville : opinion et société

La vérité scientifique est-elle tirée de l’expérience ? Texte de David Hume

Tous les objets sur lesquels s’exerce la raison humaine ou qui sollicitent nos recherches se répartissent naturellement en deux genres : les relations d’idées et les faits. Au premier genre appartiennent les propositions de la géométrie, de l’algèbre et de l’arithmétique, et, en un mot, toutes les affirmations qui sont intuitivement ou démonstrativement certaines. Cette proposition : le carré de l’hypoténuse est égal à la somme des carrés des deux autres côtés, exprime une relation entre ces éléments géométriques. Cette autre : trois fois cinq égalent la moitié de trente, exprime une relation entre ces nombres. On peut découvrir les propositions de ce genre par la simple activité de la pensée et sans tenir compte de ce qui peut exister dans l’univers. N’y eût-il jamais eu dans la nature de cercle ou de triangle, les propositions démontrées par Euclide n’en garderaient pas moins pour toujours leur certitude et leur évidence. Continuer la lecture de La vérité scientifique est-elle tirée de l’expérience ? Texte de David Hume